ucob.jpgMon mari et moi nous sommes connus en 1995 durant nos études.
Nous avons commencé à vouloir un enfant à compter de l'été 1998 (pendant la coupe du monde ;-)).
Nous nous sommes mariés le 24 juillet 2000 et comme le bébé n'arrivait pas et que mon mari avait subi de la chimiothérapie durant son enfance nous avons décidé de consulter au C.H.U. Après examen, il s'est avéré que son traitement était la cause de nos soucis.
Nous avons donc décidé de subir un traitement médical et avons effectué plusieurs tentatives : 6 au total avec toujours des échecs au bout et ce durant 2 années.
Nous nous sommes donc décidés à nous tourner vers l'adoption et, après plus de 3 ans de procédure nous avons accueilli notre fils TAO à l'âge de 5 mois et demi. Tout va maintenant bien et venons de lancer une seconde adoption.

 

Un long parcours

 
Mardi 26 février 2008
"Une première en France qui va révolutionner l'aide à la procréation". C'est avec enthousiasme que Le Parisien révèle dans son édition de mardi la naissance il y a une semaine d'un bébé conçu grâce au procédé de maturation ovocytaire in vitro (MIV). Une "prouesse médicale" à porter au crédit du professeur René Frydman, chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart et "père" scientifique d'Amandine, le premier bébé-éprouvette français né en 1982. Iris, le bébé conçu par MIV, "pèse trois kilos" et "se porte bien" : elle a "déjà pu regagner le domicile familial", indique le quotidien.

Finies les injections

La MIV débute par un prélèvement d'ovocytes chez une femme en début de cycle. Ces cellules sont placées "en milieu de culture, qui permet leur maturation en ovule", explique le journal. "Cette phase a lieu en éprouvette" alors que, dans la cadre d'une fécondation in vitro (FIV), elle se déroule dans l'utérus, "suite à des piqûres d'hormones, pour stimuler l'ovulation". Troisième étape, commune aux deux procédés, "l'ovule est fécondé par un spermatozoïde, en éprouvette". Une fois fécondé, "l'œuf est réimplanté dans l'utérus de la femme".

Avantage de la MIV par rapport à la FIV : la première évite le recours aux injections d'hormones, une par jour pendant trois semaines, accompagnées de prises de sang. Un traitement long, contraignant et que certaines femmes estiment douloureux. Si la première MIV a été réalisée en 1965, il a fallu attendre 1991 pour qu'elle donne lieu à une première naissance. Le taux d'échec du procédé reste en effet élevé. Or, d'autres "bébés MIV" vont naître "au cours des prochaines semaines à Antoine-Béclère", affirme Le Parisien. Et de se demander si le professeur Frydman a mis au point "la bonne formule que recherchent tous les biologistes de la reproduction".

Ethique et technique

Reste que la MIV a aussi ses détracteurs, notamment le biologiste Jacques Testart, l'autre père scientifique d'Amandine, désormais brouillé avec René Frydman. Le biologiste dénonce l'utilisation de la MIV chez les humains sans l'avoir testé sur des singes. "On prend peut-être le risque de créer des anomalie" chez les bébés MIV et "on ouvre la voie au clonage", s'inquiète-t-il.

Les débats d'éthique, "on en a à chaque fois qu'il y a une avancée technique", tempère le docteur Guy Cousin, secrétaire général du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens (Syngof), contacté par tf1.fr. Ayant appris la naissance d'Iris par voie de presse, le spécialiste attend d'en savoir plus sur la technique employée à l'hôpital de Clamart. "La méthode est-elle reproductible facilement ? Entraîne-t-elle un risque pour l'enfant à naître ?", demande-t-il. Le professeur Frydman était injoignable mardi matin pour répondre à ces questions.

Source LCI

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