Finies les injections
La MIV débute par un prélèvement d'ovocytes chez une femme en début de cycle. Ces cellules sont placées "en milieu de culture, qui permet leur maturation en ovule", explique le journal. "Cette phase a lieu en éprouvette" alors que, dans la cadre d'une fécondation in vitro (FIV), elle se déroule dans l'utérus, "suite à des piqûres d'hormones, pour stimuler l'ovulation". Troisième étape, commune aux deux procédés, "l'ovule est fécondé par un spermatozoïde, en éprouvette". Une fois fécondé, "l'œuf est réimplanté dans l'utérus de la femme".
Avantage de la MIV par rapport à la FIV : la première évite le recours aux injections d'hormones, une par jour pendant trois semaines, accompagnées de prises de sang. Un traitement long, contraignant et que certaines femmes estiment douloureux. Si la première MIV a été réalisée en 1965, il a fallu attendre 1991 pour qu'elle donne lieu à une première naissance. Le taux d'échec du procédé reste en effet élevé. Or, d'autres "bébés MIV" vont naître "au cours des prochaines semaines à Antoine-Béclère", affirme Le Parisien. Et de se demander si le professeur Frydman a mis au point "la bonne formule que recherchent tous les biologistes de la reproduction".
Ethique et technique
Reste que la MIV a aussi ses détracteurs, notamment le biologiste Jacques Testart, l'autre père scientifique d'Amandine, désormais brouillé avec René Frydman. Le biologiste dénonce l'utilisation de la MIV chez les humains sans l'avoir testé sur des singes. "On prend peut-être le risque de créer des anomalie" chez les bébés MIV et "on ouvre la voie au clonage", s'inquiète-t-il.
Les débats d'éthique, "on en a à chaque fois qu'il y a une avancée technique", tempère le docteur Guy Cousin, secrétaire général du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens (Syngof), contacté par tf1.fr. Ayant appris la naissance d'Iris par voie de presse, le spécialiste attend d'en savoir plus sur la technique employée à l'hôpital de Clamart. "La méthode est-elle reproductible facilement ? Entraîne-t-elle un risque pour l'enfant à naître ?", demande-t-il. Le professeur Frydman était injoignable mardi matin pour répondre à ces questions.
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Mon mari et moi nous sommes connus en 1995 durant nos études.
