ucob.jpgMon mari et moi nous sommes connus en 1995 durant nos études.
Nous avons commencé à vouloir un enfant à compter de l'été 1998 (pendant la coupe du monde ;-)).
Nous nous sommes mariés le 24 juillet 2000 et comme le bébé n'arrivait pas et que mon mari avait subi de la chimiothérapie durant son enfance nous avons décidé de consulter au C.H.U. Après examen, il s'est avéré que son traitement était la cause de nos soucis.
Nous avons donc décidé de subir un traitement médical et avons effectué plusieurs tentatives : 6 au total avec toujours des échecs au bout et ce durant 2 années.
Nous nous sommes donc décidés à nous tourner vers l'adoption et, après plus de 3 ans de procédure nous avons accueilli notre fils TAO à l'âge de 5 mois et demi. Tout va maintenant bien et venons de lancer une seconde adoption.

 

Un long parcours

 
Samedi 3 mai 2008
19 000 enfants environ naissent chaque année en France d’une aide médicale à la procréation(1). On estime que dans le monde 200 000 enfants naissent d’une AMP soit plus de 3 millions d’enfants depuis le développement de ces méthodes, il y a 30 ans(2).

Les travaux menés sur la santé des enfants nés grâce à ces techniques sont rassurants : leur santé et leur équilibre psychologique sont parfaitement normaux !
Il ne semble pas non plus que la congélation d’embryons* ait un impact sur les enfants nés par la suite.

En réalité, le principal risque pesant sur les enfants de l’AMP vient plutôt de la prématurité. Sur 100 grossesses menées, environ 25 seront des grossesses multiples (dont 2 % de grossesses triples). Cela constitue l’un des principaux facteurs de prématurité*, c’est pourquoi, les grossesses multiples, naturelles ou induites par une AMP, font l’objet d’un suivi particulier car elles peuvent induire des complications pour la mère et  pour l’enfant.

Pour des jumeaux, le risque de prématurité est de 17 et 25 %. Pour les triplés, il est de 90%. Ces grossesses nécessitent un suivi plus attentif (risque de complications pour la mère et pour les fœtus) et sont souvent à l’origine d’accouchement plus délicat.

Pour éviter les grossesses de triplés et plus, certains praticiens proposent une « réduction embryonnaire » (on retire un des embryons). Néanmoins la tendance actuelle consiste à ne plus réimplanter plus de deux embryons à la fois.
Le taux de triplés après FIV* est passé de 12% à la fin des années 80 à environ 2% aujourd’hui. En parallèle, le taux de prématuré a diminué de 10% (passant de près de 34% à environ 24%). Enfin le pourcentage de « grands prématurés » décroît lentement mais touche encore près de 5 % des bébés issus de la FIV. (3)

Récemment à l’hôpital de la Hadassah, à Jérusalem, une mère a donné naissance à deux bébés en parfaite santé, jumeaux de deux autres enfants conçus il y a 12 ans à l’occasion d’une fécondation in vitro. La congélation fonctionnerait sur le mode du tout ou rien. Soit elle détruit l’embryon (40 % des embryons congelés ne survivent pas à la décongélation), soit elle n’affecte pas son potentiel. Des études ultérieures sont néanmoins nécessaires pour s’assurer de l’innocuité de la technique.

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